Pourquoi avoir une ruche dans son jardin ?

Avoir une ruche dans son jardin c’est assurer la production de votre propre miel, mais aussi de sauver une espèce animale menacée.

En effet, les abeilles font partie des insectes en voie de disparition à cause du changement climatique et des pesticides qui prennent de l’ampleur. Installer une ruche chez soi, c’est aussi une garantie d’une belle pollinisation de vos fruits et légumes à fleurs.

Si l’idée de devenir apiculteur vous fascine, découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir à propos de l’installation d’une ruche.

Les raisons pour installer une ruche chez soi

Les abeilles sont officiellement déclarées en voie de disparition. Si cela continue, environ 80 % des espèces végétales sur Terre seront également en danger de disparaître. Par conséquent, un tiers des ressources alimentaires de la planète n’existeront plus.

Cependant, vous pouvez changer cette situation en installant une ruche dans votre jardin. Cela contribue à la protection de l’espèce et à la production de votre propre miel « fait maison ». Une seule ruche peut produire à peu près 25 kg de miel par an.

En outre, vous découvrirez aussi les bienfaits sur la flore environnante, surtout pour les arbres fruitiers et autres plantes à fleurs. Ces végétaux bénéficieront d’une pollinisation directe des abeilles que vous élevez dans votre jardin. C’est aussi un moyen pratique de se rapprocher du rythme de la nature et des saisons.

Vous n’avez pas besoin d’être un apiculteur professionnel pour installer une ruche dans votre jardin. Il existe des cours d’apiculture que vous pouvez suivre en ligne ou en salle. De plus, vous n’avez nullement besoin d’habiter dans une zone rurale pour avoir une ruche.

Il suffit d’un grand jardin, d’une terrasse, d’un balcon ou d’un accès sur les toits d’un immeuble pour se lancer dans la production de miel fait maison. Vous devez seulement respecter les règles de bases de l’apiculture comme un espace de 5 m² pour 1 ou 2 ruches.

Les règles à respecter pour pouvoir installer une ruche

Pour éviter les pépins sur une seule ruche, il est recommandé d’installer deux ou trois ruches dans votre jardin. Il suffit de respecter à la lettre la distance minimale déterminée par la préfecture. Ces dernières doivent se trouver à 10 m de la limite de votre cours, de la voie publique, du voisinage ou d’un établissement collectif.

Si vous avez une haie dense ou une palissade d’au moins 2 m de haut dans votre propriété, les ruches doivent alors se situer en moyenne à 2 m. D’ailleurs, il est inutile d’avoir un jardin immense étant donné que les abeilles butinent au-delà de votre maison c’est-à-dire dans un rayon de 500 m à 1 km.

Assurez-vous bien que le devant de la ruche ou le couloir d’envol soit bien dégagé d’au moins 10 m et évitez au maximum le passage des animaux domestiques et des enfants aux environs de vos ruches. Ils risquent de renverser ces dernières à un moment inopportun. Dans ce cas, les abeilles peuvent adopter un comportement agressif et vous piquer.

Pour assurer une bonne production, les zones sauvages ainsi que la ville sont conseillées pour installer une ruche. Les campagnes cultivées sont moins favorables par rapport aux zones mondaines.

Même si la métropole est polluée, il y a toujours une profusion des fleurs diverses. Les villes ne présentent aucun pesticide. Toutes les conditions sont favorables pour que les abeilles y puissent faire un miel en quantité.

À quel endroit mettre la ruche ?

Le meilleur emplacement pour mettre une ruche se situe devant un mur ou une haie afin d’isoler les ruches des courants d’air et du vent. Veillez à ce que la température à l’intérieur de la ruche soit stable tout au long de l’année.

Cela ne veut pas dire qu’elle doit être exposée en plein soleil. En fait, les abeilles préfèrent être exposées du côté du soleil couchant, mais pas à l’ombre continue.

Installez-la sur des pieds ou des cales afin de l’isoler de l’humidité du sol. Veillez à ce que la zone soit complètement isolée et qu’aucun obstacle ne se trouve devant la zone d’envol. Ne mettez pas des objets bruyants à proximité de la ruche. Cela risque de stresser les abeilles ouvrières.

De simples branches qui cognent par vent contre la ruche engendrent du stress et peuvent leur faire déserter la ruche. Bien évidemment, gardez suffisamment de végétation tout autour de la ruche pour préserver leur nourriture. Autant que possible, semez des fleurs mellifères des quatre saisons.

N’hésitez pas à installer un poulailler autour pour les protéger des frelons asiatiques. Étant donné que cet insecte a un vol stationnaire, notamment lorsqu’il est aux aguets devant la ruche, il devient alors une proie facile pour la poule.

Les équipements nécessaires pour avoir une ruche

Comme n’importe quel projet d’aménagement, l’installation d’une ruche nécessite quelques investissements initiaux. Ne vous inquiétez pas, vos dépenses seront très vite rentabilisées. Une ruche est composée d’une base c’est-à-dire le corps de la ruche. C’est l’endroit où la reine pond ses œufs et que la colonie stocke le miel et le pollen qui les nourrissent.

Vous avez le choix entre les différents modèles qui existent sur le marché. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un apiculteur professionnel pour déterminer le bon modèle. Vous pouvez également opter pour les ruches en kit. Ainsi, vous aurez la possibilité d’apporter une touche personnelle à vos ruches.

Si vous avez le talent d’un bricoleur, tentez de réaliser votre propre ruche en évitant tout de même les bois de récupération. Dans ce cas, n’oubliez pas de passer de l’huile de lin ou d’un vernis protecteur non toxique à l’extérieur.

Rajoutez ensuite les rayons de la ruche et les hausses en les garnissant de plaques de cires alvéolées. Cela servira de support de base aux constructions des fameux insectes.

Mettez de la cire gaufrée pour les aider à construire les alvéoles et un lève-cadre. L’enfumoir et les copeaux de hêtre sont aussi nécessaires lors de la récolte du miel.

S’approcher et manipuler les rayons sur lesquels s’activent des milliers d’abeilles n’est pas du tout un jeu d’enfant. Munissez-vous aussi d’une combinaison composée d’une veste, d’un pantalon épais de couleur claire, des gants de protection et de bottes.

Bien évidemment, n’oubliez pas celles sans qui rien ne serait possible : les abeilles. Pour les novices dans la matière, un stage de perfectionnement auprès d’un apiculteur serait la bienvenue. Sachez que l’apiculture est un métier qui requiert un savoir-faire et une passion qui s’apprend.

De quoi est composé un essaim ?

Après avoir acheté tous les accessoires et équipements nécessaires, il ne vous reste plus qu’une dernière chose à faire : trouver un essaim. Sachez qu’il existe une large variété d’abeilles chez un apiculteur. Vous pouvez distinguer les essaims dans un rucher-école ou les récupérer directement dans la nature au moment d’un essaimage sauvage.

Un essaim est composé d’une reine. Cette dernière sera la mère de toutes les abeilles qui travaillent dans la ruche. Il y a une multitude d’emplois au sein d’une ruche et les abeilles ouvrières se succèderont aux différents postes en commençant de la nourrice à la butineuse en terminant par les gardiennes.

En revanche, les faux bourdons qui ne piquent pas ont le rôle de féconder la reine. Un essaim sur 5 cadres vous coûtera à peu près 100 euros. Mais, vous pouvez toujours demander à un apiculteur ou à un artisan spécialisé dans le domaine pour qu’il vous en cède un gratuitement.

Prendre soin de la ruche toute l’année

Lorsque les colonies sont enfin installées dans la ruche, vous devez impérativement surveiller vos ruches en suivant régulièrement leurs évolutions. Pour cela, il faut vérifier l’absence d’insectes ou des petits animaux indésirables, traiter pour éviter les maladies et apporter les réserves nutritives pendant l’hiver.

L’un des parasites les plus redoutables pour les ruches est le varroa. Pour prévenir son invasion auprès de la colonie, disposez un mélange de thymol, d’acide formique ou de l’huile essentielle de thym et de gaulthérie dans la ruche.

Quand l’hiver s’installe, sachez que les abeilles ont besoin d’être nourries avec des sucres. Disposez des morceaux de pain, du sirop, de candis ou encore du miel près de la ruche. Ce geste fortifie ainsi la colonie et stimule la ponte au début du printemps.

Actuellement avec la multiplication des pesticides, la présence de parasites, le changement climatique et le ravage du frelon asiatique, les abeilles deviennent très difficiles à trouver. Elles sont gravement menacées et disparaissent progressivement. C’est pour cette raison que le travail des apiculteurs est plus important et délicat.

Les obligations légales pour avoir une ruche

Avant d’installer une ruche, la première obligation d’un apiculteur est de déclarer ses ruches d’abeilles tous les ans entre 1er septembre et le 31 décembre, quelles que soient leurs tailles respectives. En général, cette déclaration se fait en ligne afin d’obtenir un récépissé immédiat.

Toutefois, une déclaration par voie postale est aussi pratique, mais seulement en période de déclaration obligatoire. Dans ce cas, il faudra remplir le formulaire Cerfa 13995*04 et de l’envoyer par courrier à la DGAL.

Vous obtiendrez votre récépissé de déclaration de ruche après deux mois à compter de la réception du formulaire par l’administration.

À part l’emplacement des ruches déterminé par l’article 211-6 du code rural, il est également nécessaire de déclarer votre activité à la mairie ou à la Direction des Services Vétérinaires du département dans lequel se trouve le rucher.

S’il s’agit de votre première déclaration, vous bénéficierez d’un numéro d’apiculteur (NAPI). Ce dossier vous sera demandé à chaque nouvelle déclaration. Pour éviter que votre rucher soit considéré comme abandonné, vous devez à tout prix l’identifier.

Dans ce cas, le numéro NAPI doit être reproduit en caractères apparents et indélébiles d’au moins cinq centimètres de largeur et huit centimètres de hauteur. Il doit être placé sur un panneau à côté du rucher.

Pour réaliser une activité commerciale, la déclaration est également nécessaire. Vous devez obtenir un numéro de SIREN/SIRET auprès du Centre de formalités des entreprises de la Chambre d’agriculture de votre région.

Cette identification sera exigée lors de la première déclaration de votre activité. Cependant, cette obligation ne s’applique que sur les produits destinés à la consommation familiale.

Les produits dérivés de la ruche et leurs usages

  • Le miel

Bien évidemment, le miel est le produit phare de la ruche. Fabriqué par les abeilles à partir du nectar des fleurs, le miel est un produit sucrant naturel. Il est riche en glucides et en acides aminés essentiels.

Aliment très énergétique, il permet de lutter contre la fatigue psychique et physique. En infusion ou à la cuillère, le miel soulage les maux de gorge et la toux. Une tasse de lait chaud mélangé à une cuillérée de miel est un effet calmant qui facilite le sommeil.

 Tous les ans, vous pourrez remplir quelques pots de votre miel fait maison. En moyenne, vous aurez environ 20 kg de miel à la première récolte. Le goût du miel frais non centrifugé conserve encore son parfum fragile et authentique.

  • La gelée royale

Elle est secrétée par les glandes buccales des abeilles ouvrières. La gelée royale est la base de la nourriture des larves et de la reine de la colonie. C’est un produit très sucré renfermant des oligo-éléments et minéraux nutritifs, à savoir : des glucides, des acides aminés, des antibiotiques naturels et des vitamines B.

D’ailleurs, les chercheurs confirment que le miel est l’un des produits naturels riche en vitamine B5. Il lutte contre la fatigue, stimule l’appétit, facilite la digestion et aide l’organisme à gérer le stress. Seulement, si vous êtes allergique, prenez d’abord conseil auprès de votre médecin.

  • Le pollen

Issu de la poudre des étamines des fleurs, le pollen est un « super-aliment » que vous bénéficiez en tant qu’apiculteur. Il contient du sucre, des protéines, des lipides insaturés, des substances antibiotiques et des vitamines. C’est un produit naturel tonifiant très apprécié lorsque l’organisme a besoin d’être boosté.

Bon à savoir : la consommation de pollen par voie orale ne présente aucune contre-indication même si vous en êtes allergique. Mais, attention, il faudra en laisser suffisamment dans la ruche, car il est vital pour les jeunes larves.

  • La propolis

La propolis est une substance rouge et dure à base de résine et de cire. Elle provient de la résine sur les bourgeons récoltés par les abeilles. Ces insectes l’utilisent pour colmater les brèches de la ruche.

Riche en flavonoïdes, huiles essentielles, vitamines et minéraux, ce produit est connu pour ses propriétés bactéricides. Elle est recommandée contre les infections liées à la bouche : les gingivites, les aphtes ou encore la mauvaise haleine.

En outre, elle renforce également les défenses immunitaires et lutte contre les troubles ORL, à savoir : la sinusite, l’angine, l’otite, etc. Enfin, les solutions alcooliques et huileuses dérivées de la propolis sont : anti-inflammatoire, analgésique et cicatrisante par voix externe.

D’ailleurs, il existe des produits dérivés de la propolis comme le chewing-gum, des tablettes à mastiquer. Les sprays et sirops à base de propolis, par contre, sont conseillés en cas de maux de gorge.

  • La cire

Après la récolte de miel, les rayons d’alvéoles sont vides. Vous pouvez les laisser en place ou les garder pur en faire des bougies. C’est aussi une matière première très recherchée pour faire des recettes de pommade comme les soins du visage, par exemple.

Comment parrainer une ruche ?

Si vous n’êtes pas capable de vous occuper d’une ruche, d’accueillir une colonie par manque de place ou que vous avez des problèmes d’allergie, vous pouvez tout de même œuvrer pour tenter de sauvegarder les abeilles.

En effet, vous pouvez parrainer une ruche ou offrir votre aide à un jeune apiculteur. Il suffit de payer un montant pour sponsoriser une ou plusieurs ruches. En contrepartie, vous bénéficierez du miel annuellement.

Cette idée est d’ailleurs recommandée pour les petites entreprises ou particuliers qui veulent accroître leurs visibilités et voir leur logo figuré sur les pots de miel artisanal. Ainsi, vous sortirez toujours gagnant dans toutes les situations.

Conseils et astuces pour installer convenablement une ruche dans son jardin

Pour réussir d’un coup votre élevage, il convient d’installer une ruche à la fin de l’hiver ou au début du printemps.

Évitez d’approcher la ruche par l’avant, car vous risquez d’être piqué par les abeilles. Mettez-vous plutôt sur le côté ou par l’arrière.

Avant de récolter votre miel, pensez toujours à l’enfumer en brûlant des copeaux de hêtre. Ayez toujours un enfumoir sur vous. Ce dernier doit être adapté à la taille de votre ruche. Assurez que la fumée blanche et froide soit abondante et surtout sans flamme.

Celle-ci calme les abeilles en bloquant le message de phéromones d’alerte. Ainsi, vous pouvez lever tranquillement le toit de la ruche et récolter votre miel.

N’oubliez pas d’installer un abreuvoir d’eau à côté de la ruche pour éviter qu’elles se promènent dans la réserve d’eau de vos voisins. Ajoutez quelques morceaux de sucre lorsque le froid est là pour qu’elle gèle moins facilement. Pensez à mettre des cailloux ou des flotteurs pour éviter la noyade aux abeilles.

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